Tempête 2009 : conséquences dans les Landes

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Florum est présent depuis sa création dans les Landes. Aujoud’hui son équipe vous propose un reportage sur l’état de la forêt landaise après la tempête et une analyse de ses conséquences écologiques et quelques photos de la tempête 2009 des landes.

Triste anniversaire, à un mois près nous venions de fêter les 9 ans de la tragédie du 26 décembre 1999. Serait ce un éternel recommencement?. Certes la tempête 2009 des landes aura fort heureusement fait moins de victimes, mais sur plusieurs plans c’est une véritable catastrophe.

La tempête dans les landes : le plan économique:

Les Landes représente un des poumons de la forêt européenne. C’est le plus grand massif forestier d’Europe planté par l’homme. Aujourd’hui plus de 60 % des arbres sont au sol, inexploitables. Un véritable désastre pour les forestiers et la filière du bois. Une génération de travail anéantie en quelques heures. Une probablement mise en péril de la sylviculture landaise si des mesures adéquates ne sont pas prises.

La tempête 2009 dans les landes : le plan écologique:

Le biotope forestier étant sévèrement touché, la faune locale perd ses repères comme par exemple les hérons qui désertent le reste d’une hypothétique forêt pour se réfugier dans les champs. Il est à prévoir une migration de ceux-ci vers des lieux plus propices à leur épanouissement.

IL est évident même si le massif forestier landais est artificiel (voir la description du pin des landes) qu’il y aura de profondes modifications de l’écosystème dans les prochaines années du fait même de la replantation des parcelles endommagées.

La tempête dans les landes : le plan social:

Un grand nombre de foyers sans électricité, sans téléphones fixes ou mobiles et parfois sans eau  a subi en plus de ces désagréments compréhensibles à cause de l’ampleur de la tempête, des dégâts matériels comme chute de cheminées, destruction de toiture, de voitures ou autres. Cela entrainant pour certains des perturbations psychologiques surtout chez les dépendants de soins médicaux car les services concernés ne pouvaient se mouvoir.

Cela à entrainé également des fermetures de structures comme les écoles, les crèches et certains moyens de transport créant ainsi des soucis organisationnels au sein de quelques foyers.

Que faire maintenant?

Il serait opportun de prendre une mesure rapide et efficace pour éviter que le réseau routier et ferroviaire ne soit plus perturbé par la chute des arbres.

Il suffit de voter une loi ou de mettre un arrêté préfectoral en place interdisant la plantation de pins en bordure des voies de circulation sur une distance  équivalente à la hauteur de ceux-ci au moment de leur coupe d’exploitation, soit environ 30 à 40 mètres. Avec cette mesure les services d’urgence pourraient circuler presque normalement. Ce qui n’est pas le cas en ce moment pouvant créer des drames au drame qu’est cette tempête.

On pourrait également envisager de convaincre la filière bois de la nécessité de la  mixité des essences plantées sur le massif et non pas de persévérer sur une monoculture dont le système racinaire est en pivot donc plus vulnérable aux tempêtes.

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Comments

  1. ROBERT Michel

    J’ai posté ce matin même un courrier adressé au Président de La République , lui demandant d’intervenir afin que la maîtrise des risques liés à ce type d’évènement soit vraiment effective . J’ai donc proposé que la plantation des pins , arbres trés peu résistants à ce type de contrainte , soit comme vous le préconisez reculée d’une distance au moins égale à leur hauteur de taille adulte soit 50 mètres du pied de l’arbre à l’axe médian de toute voie de circulation publique.Ceci pour préserver la sécurité des usagers des routes et chemins du domaine public , la sécurité des moyens de communication , des biens publics et privés et de permettre à tous les habitants de vivre paisiblement.
    La bande de terre non plantée pouvant être affectée à tout autre type de culture ne présentant aucun risque pour la société.Car dans cette tempête le danger vient plus des plantations de pins que du vent lui même . Le vent est un phénomène naturel contre lequel il est toujours possible de se protéger , par contre les plantations anarchiques d’arbres dont on connait parfaitement les réactions aux vents dominants sont un non sens et énorme risque qui peut coûter trés cher à la société dans nombreux domaines que nous connaissons tous. 1999 et 2009 en sont l’illustration .

  2. CRICRI 40

    Je reconnais que les plantations près des routes n’est pas l’idéal, mais de là a exiger et à faire une loi (une de plus) afin d’interdir les sylviculteurs de planter près des endroits « dangereux » pour la population, pardon mais je crois que, et j’en suis sure, les parcs de loisirs, de promenade et ceux pour animaux ont payé eux aussi les dégats de la tempete…alors que faire pour protéger les gens ? Qu’il n’y ait plus d’arbre qui arborent notre paysage quotidien ? Avez vous pensez à tous ces gens qui se lèvent le matin et qui ont la sensation d’avoir été « transportés », en l’espace de qlq heures ailleurs que dans les landes…j’en fais partie et j’en souffre…il est difficile pour nous de savoir que l’on doit faire un deuil sur notre passé visuel, sur nos balades du dimanche(car ce n’est pas à gifi que nous nous ressourçons, nous landais) et vous voudriez que l’on oublie définitivement nos pins, nos LANDES… Pourquoi « s’attaquer » à notre région et sa culture de la sorte ? J’espère que j’aurais le bonheur de revoir un jour notre paysage et d’avoir la sensation d’etre « rentrée » chez moi et d’etre revenue 20 ou 30 ans en arrière… vous vous rendez compte ce que ressentent nos ainés qui eux ne reveront jamais ça alors qu’ils sont nés avec l’eesence des pins dans les narines ? Pour nous c’est dur mais pour eux c’est catastrophique… Prenez le temps de dialoguer avec eux, avec tous « ces enfants du pays » ou tous ceux qui y ont grandis ; laissez les parler ; écoutez les ; comprenez les … là vous saurez.
    Et puis quelle culture implantée ? Un truc venu de Made in China ? Je pense qu’il y a bien d’autre chose à revoir sur notre sécurité avant de repenser à notre foret, n’etes vous pas d’accord ? La sécurité de la population est ailleur que dans nos forets. OUI, nous avons eu tous très peur, mais je préfererais mourir au milieu de la nature plutot qu’etre intoxiquée par toutes ces cochoneries que l’on fait rentrer dans notre pays, mais ceci est une autre histoire… en attendant, et si on laisser la notre tranquille… ce qui est sur c’est le changement à venir au niveau climatique dans notre département ainsi que la propagation des « nuisibles » (meme si je n’aime pas la chasse, je reconnais que les animaux comme le sanglier, vont pouvoir proliférer à leur guise puisqu’il sera difficile de maintenir leur nombre en sachant qu’ils se réfugiront là où l’homme ne pourra aller provisoirement : les pins couchés)
    J’aimerais savoir, par curiosité ce qui a changé dans le paysage des Vosges après 1999 ? Vous souvenez vous de tous ces arbres couchés la bas aussi ?
    Je vous laisse méditer et eventuellement me répondre.

  3. ROBERT Michel

    J’ai bien pris connaisance de vos préoccupations concernant les plantations de pins. Comme vous je suis pour la sauvegarde de cet immense massif planté d’arbres qui sentent « si bon » comme on dit ici. Quand je dis qu’il faut faire en sorte de limiter les dégàts en cas de tempête , je suis sûr que vous serez d’accord avec moi pour que l’on recule tout ce qui peut présenter un danger , cela découle du bon sens. Il y à dans notre département des centaines d’hectares de pins et parmi cet ensemble la majorité de cette plantation ne présente aucun danger. Il faut raisonner simplement et se dire que lorsqu’il y a danger , il faut mettre en oeuvre une action permettant d’assurer au moins la sécurité des usagers du domaine publics. Ici tout le monde en est conscient mais personne n’ose le dire. Je ne souhaite pas voir disparaître les plantations de pins comme vous avez l’air de le dire , mais je pense que les vies humaines vallent beaucoup plus cher que tous ces arbres plantés en bordure des chemins et des routes et qui sont de vrais menaces pour les usagers et cela en dehors des grands coups de vent. L’espace Landais est suffisament important pour que l’on ne pousse pas la plaisanterie jusqu’à planter des pins , j’allais dire, dans les fossés et il y en a.
    Enfin pour vous rassurer , je n’exige pas de faire une loi , car mon pouvoir est simplement de dire ce que je constate , de demander à un Monsieur , qui se dit être un « homme d’action » de prendre ces responsabilités en mesure de sécurité pour les personnes les biens publics et privés. C’était tout simple , nous les gens conscients , parce que du terrain , nous savons ce qu’il faut faire , mais nous n’avons pas le pouvoir alors donnons à ceux qui ont ce pouvoir l’occasion de nous montrer qu’ils sont capables de prendre leurs responsabilités
    Réponse au texte de cricri 40….!!

  4. Snoopy

    Avant toute chose je m’associe à la douleur de la perte d’arbres qui réprésentent toute une vie de travail.

    Depuis moins de 2 ans dans la région j’ai été stupéfait des dégâts causés par la tempête et comme beaucoup je me pose quelques questions:

    - le pin maritime est-il plus « sensible » que d’autres essences à la tempête

    Pour répondre un simple constat: en 1999 en Dordogne non seulement les pins sont tombés mais avec eux les chênes, les chataigniers et beaucoup d’autres arbres.

    Il existe un seuil au delà duquel rien ne résiste…

    Avez-vous vu les platanes sur la route de Mont de Marsan ?

    - la sylviculture actuelle du pin maritime est-elle adaptée au changement climatique

    Personnellement je répondrai non.

    Non pas pour l’essence elle-même (essence plutôt adaptée à des sols pauvres et acides) mais plutôt pour la durée de son cycle: entre 40 et 50 ans.

    Si les modifications climatiques continuent il y aura forcément d’autres évènements de ce type.

    Une des solutions à mon sens: lancer à grande échelle de nouveaux débouchés (bois énergie, biomasse…) en complément des débouchés actuels et modifier donc les chemins sylvicoles pour diminuer les risques.

    Par ex X% de pins à 40 ans, Y% à 30 ans, Z% à 20ans…

    Une autre serait de continuer les tests avec d’autres essences (ce ne date a priori par d’aujourd’hui…) et tenir compte de la modification du climat.

    Certes cela modifiera un peu le paysage mais gardera à la forêt ses différents rôles (que l’on oublie parfois):
    - économique (on gardera une filière en grande partie non délocalisable surtout si on produit de l’énergie au centre du massif…)
    - écologique (stockage du CO2, régulation de l’eau)
    - touristique (la forêt d’agrément sera entretenue et pratiquable)

    La vie humaine n’a pas de prix certes mais le risque fait partie de la vie et, à mon sens, il n’existe pas de risque zéro !

  5. ROBERT Michel

    je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Snoopy en date du 12 02 2009.

    mais la dernière phrase m’inquiète . Je sais que le risque zéro est trés difficile à obtenir.

    Faut-il pour autant continuer à laisser « planter » des arbres et en particulier des pins maritimes en bordure des routes et chemins du domaine public , alors que nous connaissons les risques de chute de ces arbres dans les couloirs de vents dominants.

    Nous savons que ces arbres « plantés » , peuvent se déraciner sans difficulté lorsque le sol est détrempé même lorsque que le vent souffle avec beaucoup moins de violence que le 24 janvier 2009. Il suffit de parcourir les forêts pour en être convaincu.

    Ces arbres qui tombent au coeur des forêts présentent peu de risques pour les humains car ils ne sont pas nombreux à s’y promener.

    Par contre que des arbres tombent sur nos routes et chemins publics , parce qu’ils ont été plantés à une distance qui ne permet pas de respecter la sécurité , des usagers est tout simplement intolérable et irresponsable de la part de ceux qui les plantent avec pour seul objectif « le profit » et de la part des autorités locales et régionales qui ferment les yeux sur les dangers et les conséquences que peuvent engendrer de telles plantations en cas de chute.

    Donc si le risque Zéro n’existe pas rien ne nous empêche de tendre vers Zéro risque lorsque l’on connait le problème et la solution qui s’y rattache.

    DISTANCE DE PLANTATION DES PINS : 50 METRES DES AXES DES ROUTES ET CHEMINS PUBLICS.

  6. guero

    Bonjour à tous, d’accord avec toutes vos réflexionS.

    De toute façon tant qu’on restera dans un shéma

    + de pins + poussé à gand renfort d’engrais donc + VITE = + de pognon (pour moi il n’y a pas de solutions)

    Je pose une alerte /

    Si les sylviculteurs ( la moitié est tout au black) obtiennent des subventions : POURQUOI NE REFAIT-ILS PAS LA MEME CHOSE ???

  7. STAV2

    bonjours a tous!

    je suis d’accord avec Snoopy et son analyse (12 février 2009, 14:04)et je pense que le mode de sylviculture est a repensé.

    Pour se qui est de ROBERT Michel j’ai tendande à rire!
    En effet, je fais des études dans le cadre d’un BTS gestion forestière et je suis en alternance dans une grande société d’exploitation et de sylviculture dans le massif landais.

    Gardé 50 mètre de surface non bosée sur l’ensemble de l’espace forestier serai renoncé a des dizaines de milliers d’hectares ceci ayant un impact écologique sans conteste dans les sites visés.

    On pourrai aussi détourné toute les rivières a proximité des routes et habitations ou tout autres choses qui me paraisses un peu inaproprié!

    Le seul moyen a mon sens est de reconcidérer la sylvicultures sur des rotations plus courtes, favirisé la concervation des barados, la diversité et les zones d’interets patrimoniales

    nous pouvons égalements envisager de nouvelles essences tel que le pin taéda, des modes de régénérations plus naturelles en semis directs qui préserve le sol …

  8. ROBERT Michel

    En ce qui concerne STAV2 ,pour quelqu’un qui a soit disant fait un BTS , bonjour les fautes et elles sont lourdes , quant à détourner les rivières et les ruisseaux , celà a déjà été fait , on en connait le résultat. Par contre on peut imaginer le résultat d’une plantation de pins à 50 mètres des axes PUBLICS , en cas d’ouragan . Cet espace pouvant être réservé à toute autre culture ne présentant aucun risque pour la société , j’ai déjà proposé cette solution , il semble que STAV2 ait oublié de le signaler ou alors dans sa précipitation pour répondre a tout simplement pas vu ce qui était écrit. Le domaine public appartient à tous les usagers et il me semble intolérable que des planteurs d’arbres sans scrupule mettent en danger la vie d’autrui.
    Je pense enfin que le contenu de la formation BTS en gestion forestière doit être revu dans les meilleurs délais car ce que je viens de lire est trés grave tant au niveau du fond que celui de la forme…!et pour finir, la gestion du massif foretier Landais laisse parfois à désirer. Il ne suffit pas de planter des arbres , il faut aussi me semble t’il , gérer leur croissance et dans ce domaine il y a beaucoup à revoir.

  9. Suffren léon

    A Robert et aux autres:

    Les pins maritîmes de 50 mètres de haut, il n’y en a pas beaucoup et s’il y en a ce sont des arbres exceptionnels qui méritent d’être conservés;la hauteut la plus fréquente des pins est de l’ordre de 25 à 30 mètres, dont la touffe moins dangereuse.

    Etant donné que tous les intervenants antérieurs discutaient à partir d’une hauteur très exégérée ils sont automatiquement disqualifiés à continuer ce débat.

  10. ROBERT Michel

    Pour répondre à Suffren Léon, 50 mètres est la distance préconisée du pied de l’arbre à l’axe de la chaussée, de telle sorte qu’en cas de chute de celui-ci , même « la touffe » ne vient pas s’écraser sur la voie publique.
    Ce qui veut dire que si l’on considère qu’un pin est « bon » pour l’abattage lorsqu’il mesure 30 mètres de hauteur, « le dit pin » pourra être planté à une distance de sécurité égale à :….30 mètres , il faudra donc abattre tous les pins de hauteur maxi 30 mètres en bordure des voies publiques. .Bien sûr il existe des arbres plus grands ; ils sont rares et il est difficile de les empêcher de tomber en cas d’ouragan , c’est la raison pour laquelle j’ai pensé que 50 mètres était la distance de sécurité minimum pour éviter toute perte humaine et toute perturbation du trafic routier.
    A savoir : cette marge de sécurité ne devrait s’appliquer qu’aux plantations qui bordent les voies publiques du type routes Nationales , Départementales , et autres voies reconnues comme étant suffisamment fréquentées.

  11. gerard truand

    Tout a fait d’accord avec robert michel

  12. ROBERT Michel

    5 mois après la tempête il est rassurant de voir que de nombreux exploitants de forêts de pins ont ou sont en cours de ramassage des bois tombés le 24 janvier 2009.
    Par contre , il est tout aussi désolant et inquiétant de voir , que d’autres « propriétaires » ( faux « forestiers » certainement)ont tout laissé tel que . Il est donc difficile de savoir à qui appartiennent les troncs de pins qui s’entremêlent au bord des routes , dans les fossés , et sur les espaces qui étaient , avant le 24 janvier , des forêts plus ou moins bien entretenues.
    C’est sans mesurer , une fois encore , le danger que représente ces troncs d’arbres que leurs « propriétaires » les ont abandonnés depuis 5 mois sur le bords de nos routes et dans les fossés qui bordent celles-ci.
    A titre d’exemple: laissez donc votre véhicule au bord d’une route pendant plusieurs jours !!

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