Le parlement vient de finir de voter la loi sur les OGM avec un vote de 183 voix contre 42 au Sénat aujourd’hui.
Le PS et les Verts vont déposer un recours devant le conseil constitutionnel.
Pourquoi ce recours ?
- Parce que la commission mixte paritaire convoquée dans l’urgence du rejet du projet comportait 14 parlementaires dont 8 parlementaires de droite qui ont donc accepté le texte au nom de 901 parlementaires avec une représentativité de ….0,9%
- Parce qu’une motion de procédure peut demander la création d’un nouveau texte soumis à discussion et non un vote dans l’urgence pour passer en force un texte qui au final institue la coexistence des OGM et des cultures sans OGM,
- Parce que cette loi n’est pas conforme à l’esprit de la directive européenne qu’elle est censée transposer.
En effet, dans cette directive, il est explicitement marqué que le principe de précaution doit être observé lors de sa mise en oeuvre et que le public doit être consulté par les Etats Membres dans le cadre de la préparation des mesures lors de la mise en oeuvre de la directive.
En France, nous avons eu droit à des « sondages » qui ont montré que 80% des Français étaient contre les OGM. On est bien loin de la notion de démocratie suisse ou un référendum a eu lieu, rejetant la mise en place des OGM pour 5 ans.
Avez-vous l’impression que votre avis a été pris en compte ? Alors que des particuliers ont demandé à des députés d’écrire leur engagement selon lequel ils pouvaient donner des OGM à manger à leurs enfants, que des pétitions ont été signées par des milliers de personnes. Alors que des manifestations populaires ont eu lieu au moment des votes et des examens de cette loi sans qu’elles soient considérées.
Moi, personnellement, j’ai l’impression d’avoir été méprisée en tant que citoyenne, parce que si ce dernier recours n’aboutit pas, seule la mobilisation citoyenne qui désormais devient officiellement illégale sera le seul moyen de ne pas manger des OGM en mettant en danger ma santé et l’équilibre de mon environnement naturel.
Alors continuons à porter notre refus et notre mobilisation jusqu’au bout et nous battre pour pouvoir choisir la vie que nous voulons avoir sans qu’elle soit dominée par l’intérêt de multinationales au quotidien.